La poésie que j'aime

Immense et rouge
Au dessus du Grand palais
Le soleil d'hiver apparaît
Et disparaît
Comme lui mon cœur va disparaître
Et tout mon sang va s'en aller
S'en aller à ta recherche
Mon amour ma beauté
Et te trouver
Là où tu es

Jacques Prévert


 Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens! … J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite ...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Charles Beaudelaire


Les plaisirs ressemblent à des coquelicots,
A peine saisis, déjà détruits;
A des flocons de neige tombant sur une rivière,
Eclairs blancs à jamais évanouis

 

Guédun Choephel - Poète tibétain du Xxème siècle


Là-bas

Là-bas sur la mer,
La lune se lève
Dans le lontain clair
Et va, comme un rêve,

La lune se lève …
La lune s'en va ...

Oh ! Regardons là !
Vers une autre grève
Emportant mon rêve
La lune s'en va

La lune se lève …
La lune s'en va ...

Notre vie est brève
Tout part tout s'enfuit
Dans la mer, la nuit
S'en va notre rêve

La lune se lève ...
La lune s'en va ...

Jacques Madeleine (19ème )


La clarté du miroir
N'a rien à voir avec la poussière
A quoi bon tant peiner pour ôter la poussière ?
Il faut se réjouir calmement
De toutes les circonstances.
Prenez une tasse de thé
A la fin de votre dîner !

Extrait de " Clés pour le zen" de Thich Nhat Hanh


 

 Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie, ravie, ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisé rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi

Jacques Prévert

 


 

Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur là
Vient de la nuit.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis qu'as-tu fait , toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine

 


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